L'essentiel expliqué
- Participer au journal lycéen démontre un engagement concret apprécié dans les dossiers Parcoursup.
- Les réunions ont lieu en fin d’après-midi dans une ambiance libre et collaborative.
- Couvrir des projets d’élèves donne une voix à ceux qu’on n’entend pas.
- Il suffit de pousser la porte pour rejoindre l’équipe, sans CV ni lettre.
Chaque année, une poignée d’élèves du lycée Saint-Martin à Rennes franchit une porte discrète mais décisive: celle du club presse. Pas besoin d’être premier de classe ou futur écrivain, juste un peu de curiosité et l’envie de raconter. Ceux qui s’y mettent tôt comprennent vite que La Plume d’Hermès, le journal lycéen, n’est pas un simple passe-temps, mais un terrain d’expérimentation où l’on apprend à penser, parler, et surtout, exister autrement.
Pourquoi rejoindre l'équipe de La Plume d'Hermès?
Le journalisme lycéen, souvent sous-estimé, est en réalité l’un des leviers les plus efficaces pour se démarquer dans un dossier Parcoursup. Participer à un projet collectif comme la rédaction d’un journal montre aux commissions d’admission une réelle implication, bien au-delà des notes. Ce n’est pas seulement écrire - c’est enquêter, discuter, argumenter, corriger, et parfois, se remettre en question. Les compétences développées ici ne s’oublient pas: rigueur, esprit critique, travail en équipe.
Ce qui fait la force de La Plume d’Hermès, c’est aussi sa diversité de rôles. Chacun trouve sa place, même sans vocation littéraire. Le tableau ci-dessous donne un aperçu clair des profils recherchés et des temps d’engagement réalistes.
| Rôle | Mission principale | Temps hebdomadaire estimé |
|---|---|---|
| Rédacteur | Mener des interviews, rédiger des articles, proposer des sujets | 2 à 3 heures |
| Photographe | Couvrir les événements du lycée, illustrer les reportages | 1 à 2 heures |
| Correcteur | Relire les textes, vérifier les fautes, assurer la cohérence | 1 à 2 heures |
| Maquettiste | Assembler les pages, choisir les polices, gérer la mise en page | 2 à 3 heures |
Chaque rôle, même discret, participe à la crédibilité du journal. Et c’est ce travail collectif qui forge une autonomie intellectuelle rare au lycée.
Le fonctionnement de la rédaction à Saint-Martin
Les conférences de rédaction au quartier Sainte-Anne
Les réunions se tiennent en général dans une salle détachée du rythme scolaire classique, souvent en fin d’après-midi. L’ambiance est différente: plus libre, plus vive. Chaque élève peut proposer un sujet - que ce soit une grève étudiante, un projet artistique en classe de terminale, ou une interview d’un professeur emblématique. Le principe d’égalité d’expression y est respecté, dans le cadre d’un environnement bienveillant, marqué par les valeurs de l’établissement catholique.
À Rennes, le quartier Sainte-Anne, où est implanté le lycée, offre un cadre à la fois calme et proche du centre-ville. Cela permet une certaine indépendance géographique, tout en restant connecté à la vie urbaine - un atout pour envisager des reportages au-delà des murs du lycée.
Du brouillon à la publication papier et web
Un article ne paraît jamais en premier jet. Il passe par plusieurs étapes: proposition d’angle, écriture, relecture par un pair, validation par un professeur encadrant, puis mise en page. Ce processus garantit à la fois la liberté d’expression et la qualité du contenu. Le professeur n’intervient pas comme un correcteur scolaire, mais comme un guide - il relève les biais, vérifie les faits, et aide à structurer le raisonnement.
La double parution, physique et numérique, permet de toucher à la fois les élèves dans les couloirs et un public plus large en ligne. Le prestige du journal repose sur cette régularité et ce soin apporté à chaque numéro.
Équilibre entre vie étudiante et engagement
On ne bâtit pas un journal sans gestion du temps. Les périodes de parution sont des moments intenses, où les réunions s’enchaînent et les corrections s’accumulent. Pour ne pas se perdre, mieux vaut anticiper. L’astuce? Planifier ses tâches comme on prépare un devoir: fixer des échéances intermédiaires, travailler par petits blocs, et ne pas tout garder pour la fin.
L’engagement au journal ne doit jamais compromettre la priorité: le bac. Mais curieusement, ceux qui participent au journal ont souvent un meilleur rendement scolaire. Peut-être parce qu’ils apprennent à organiser leur temps, ou parce qu’ils y trouvent une motivation supplémentaire. C’est un autre son de cloche dans la vie lycéenne.
Quels contenus proposer pour le journal lycéen?
Les reportages sur les activités lycéennes
Le quotidien du lycée regorge d’histoires méconnues. Un projet de théâtre en première, une collecte caritative en seconde, une équipe sportive en pleine ascension - tous sont des sujets légitimes. Le reportage, c’est l’art de donner une voix à ceux qu’on n’entend pas. Un portrait d’élève engagé, une enquête sur les conditions du self, ou un bilan des résultats au bac: chaque sujet peut devenir un article fort.
L'ouverture sur la ville de Rennes
Le journal ne doit pas rester confiné aux murs du lycée. Rennes est une ville dynamique, riche d’acteurs culturels, associatifs, politiques. Pourquoi ne pas interviewer un ancien élève devenu artiste local? Ou couvrir un événement étudiant en lien avec le quartier Sainte-Anne? Cela donne au journal une dimension citoyenne et montre que le lycée n’est pas coupé du monde.
Sortir du cadre, c’est aussi une façon de tester sa curiosité. Et ça ne mange pas de pain d’aller voir ce qui se passe ailleurs.
Les étapes pour soumettre votre premier article
Prendre contact avec le club presse
Le point de départ est simple: trouver les membres actuels. En général, ils se réunissent dans une salle précise, souvent signalée par un panneau ou un message dans l’ENT. Pas besoin de CV ni de lettre de motivation - juste un peu de courage pour pousser la porte. Les responsables de section sont là pour accompagner, pas pour filtrer.
Respecter la charte déontologique
Même dans un cadre scolaire, le journalisme a ses règles. Chaque article doit être vérifié, les sources citées, et le ton respectueux. L’éducation catholique de l’établissement insiste sur la responsabilité de la parole, ce qui renforce la crédibilité du journal. Pas de rumeurs, pas de provocation gratuite - juste de l’information honnête.
S'outiller pour une mise en page pro
Le rendu final compte. Les élèves utilisent souvent des logiciels comme InDesign ou Canva pour la mise en page, ou des outils simples comme Google Docs pour la rédaction collaborative. La version numérique est publiée sur le site de l’établissement, parfois avec des visuels ou des mini-reportages photo.
- Choisir un sujet qui vous tient à cœur
- Valider l’angle avec un membre du comité éditorial
- Réaliser l’enquête: interviews, observations, données
- Rédiger un texte clair, structuré, entre 300 et 500 mots
- Envoyer le brouillon pour correction avant mise en ligne
Ce processus, simple mais rigoureux, garantit que chaque voix est entendue - et bien entendue.
Les questions fréquentes en pratique
Faut-il choisir entre format papier et version numérique?
Non, les deux coexistent. Le format papier reste plébiscité pour sa diffusion dans le lycée, tandis que la version numérique permet une visibilité étendue et un archivage facile. Chaque support a ses avantages, et le journal en tire parti.
Quel budget le lycée alloue-t-il aux projets du journal?
Le lycée finance l’impression des numéros et fournit un matériel de base (appareils photo, licences logicielles). Les dépenses sont raisonnables, car la priorité est donnée à l’engagement des élèves plutôt qu’au luxe technique. L’essentiel est à disposition.
Comment l'IA transforme-t-elle l'écriture à la Plume d'Hermès?
L’IA n’est pas utilisée pour écrire à la place des élèves, mais parfois comme outil d’aide à la relecture ou à la structuration. Le style, l’émotion, l’engagement restent humains. C’est ce qui fait la valeur du journal: des voix authentiques, pas des textes générés.
